dimanche 3 janvier 2021

La vie normale

 Cher ami lecteur,

Te parler est toujours un plaisir ! Souvent, quand je te croise dans la vraie vie ou sur les réseaux sociaux, tu me demandes quand un nouvel article sortira sur ce blog. Ou alors tu me demandes des nouvelles plus détaillées qu’un simple « Ca va bien ! » écrit rapidement dans un message Whatsapp ou au détour d’un couloir de l’école. Ton intérêt pour ma vie me touche beaucoup. Enfin, pardon, ton intérêt pour nos vies à tous les 6, nos déménagements, nos voyages, nos aventures, nos expériences alternatives d’enseignement… titillent ta curiosité. Nos vies nous semblent tout ce qu’il y a de plus normal car, en vérité, nous rencontrons lors de nos aventures de nombreuses personnes comme nous : des familles entières non-scolarisées, des familles de voyageurs, des familles d’expatriés, des familles d’aventuriers…  Et toi, cher lecteur, quand je te retourne la question pour prendre de tes nouvelles, tu me fais un haussement d’épaules et une moue en répondant « Bah, pour nous, tu sais, c’est la routine. Le train-train… » comme s’il n’y avait rien à en dire. Et cependant ta vie nous intéresse aussi ! Merci, dès lors, de nous donner de longues nouvelles par mail dès que possible… Pour nos nouvelles, en voici :  

En ce qui concerne l’école, les enfants ont réintégré Le Système avec beaucoup d’enthousiasme en septembre. Et très vite, ont été déçus : que de temps perdu ! De longues heures en classe, cela fatigue, cela ennuie, et cela instruit vraiment très très peu. Tout est encore à faire, ou presque, après 17h, en rentrant à la maison. Quelle vie ! Certains nous ont déjà annoncé leur ferme intention de reprendre l’instruction à la maison dès septembre prochain. Il faudra tenir le coup jusque-là, au rythme du groupe-classe. A côté de ça, ils sont ravis d’avoir fait de nouvelles rencontres : les copains surtout mais aussi les enseignants ! Comme c’est gai de rencontrer des « spécialistes » pour chaque cours ! Ces nouveaux adultes de référence répondent bien mieux à leur question que nous ne pouvions le faire.

Pour ce qui est de l’expatriation : Lubumbashi est une ville vraiment très accueillante. Il n’y a pas énormément d’activités, de loisirs mais nous sommes déjà bien assez occupés par le travail pour que cela pose un problème. Nous avons été tellement bien intégrés dans la communauté d’expatriés que nous avons des sorties prévues tous les week ends : de la soirée jeux de société à l’anniversaire-surprise qui se termine en boîte de nuit, en passant par le week end en brousse ou au bord du lac : les sorties sont variées, joyeuses et les amis sont vites précieux pour nous !
Le gros bémol à Lubumbashi est le manque de musique : plus de cours de solfège, piano, flûte traversière, saxophone, chant… et cela manque beaucoup. Pas non plus de rugby… Mais nous allons y remédier !

Et finalement, à propos des voyages… clique sur l’article suivant ! Promis, ami lecteur, il sera plein de photos et de belles aventures.

dimanche 20 septembre 2020

Des photos de Kafubu

 






 
Tour en bateau sur la rivière Kafubu: Guillaume est fier de son gilet de sauvetage!




 

Le restaurant du Loge, vu depuis la rivière





lundi 7 septembre 2020

Bienvenue à Lubum'!





 Quand on voyage pour longtemps, loin de chez soi, un grand réconfort est de se savoir attendu à l'aéroport. Attendu par quelqu'un dont la simple présence nous réconfortera des longues heures d'attente, des courbatures de la mauvaise nuit en avion, des angoisse et soucis du voyage... Pendant notre tour du monde, c'était ce qui nous avait le plus manqué. Nous arrivions dans de nouveaux pays avec un nom et une adresse griffonnés sur un bout de papier et commençaient alors les négociations avec les taxis pour arriver chez les locaux qui nous hébergeaient. Négociations avec la fatigue du voyage, un bébé à bout de nefs, des sacs à surveiller en permanence...
Lorsque nous avons commencé à nous expatrier, tout a changé en matière d'accueil! A peine avions-nous atterri à Kigali que la directrice de l'école, Chantal, nous accueillait pour nous conduire chez nous. Maison accueillante, bouquet de fleurs, panier de fruits, fond de cuisine: quel bonheur! A Kinshasa, quelques années plus tard, l'accueil était différent mais chaleureux: dès l'aéroport, nous rencontrions Christophe et Cynthia qui deviendraient nos meilleurs voisins et d'excellents amis en cours d'année. A Saly, l'année suivante, c'était moins joyeux. Nous avions réservé un taxi en avance, ouf, mais sommes arrivés au milieu de la nuit, sans être accueillis, dans une maison vétuste... dans laquelle il pleuvait ("c'est normal pendant l'hivernage" a répondu le gars de l'agence de location!). Pas très gai. Mais l'année qui a suivi a largement "rattrapé le coup"!

Ici... dès notre escale, nous avons fait des connaissances: une maman, un membre du CA, une instit: tous charmants et accueillants. A peine descendus sur le tarmac de l'aéroport, les agents officiels congolais nous faisaient passer devant la file: priorité aux enfants. Puis nous avons été accueillis par un monsieur du "protocole" qui, avec Dimitri et Adrien, s'est chargé de nos bagages pendant que les plus jeunes et moi sortions de l'aéroport. Notre directrice était là, avec un sac rempli de bouteilles d'eau bien fraîches et du temps pour nous, simplement pour nous souhaiter la bienvenue et nous escorter chez nous!
Première nouvelle: l'appartement qui nous est réservé sur le site de l'école est toujours en travaux. Vraiment désolée, notre directrice nous dit qu'elle a trouvé pour nous un grand appartement pour patienter, mais il n'a que 3 chambres. Et ça implique un nouveau déménagement dans une semaine ou deux. En plus, il est loin de l'école, il faudra prendre le taxi tous les jours ("mais l'école rembourse"). Bon, les points positifs sont que cet appartement est dans un immeuble avec jardin... et piscine. Ah oui, et dans la location de l'appartement sont compris les services d'un cuisinier. Le tout, à charge de l'école, bien sûr. Dans ce cas... nous survivrons facilement à un nouveau déménagement et quelques trajets en taxi! Arrivés sur place, nous sommes agréablement surpris: spacieux, lumineux, moderne et impeccable: dans cet appartement, nous nous sentirons vite chez nous. Les lits sont faits, les moustiquaires suspendues, le frigo est plein, les armoires de cuisine aussi (ou presque). La directrice nous a même déjà acheté des cartes SIM congolaises avec du crédit, pour que nous soyons joignables ici. Nous sommes impressionnés par tant d'attentions! Pour atterrir en douceur en cette première après-midi à Lubum'; il ne nous reste qu'à vider un peu nos valises et nous rafraîchir dans la piscine!


Nous faisons la connaissance de François, notre cuisinier. Un homme d'âge mûr qui inspire la confiance et le respect. Posé, professionnel et amical: nous nous entendons tout de suite avec lui! Guillaume lui montre tous ses jouets et ses vêtements préférés, Timothée a tôt fait de disparaître des heures avec lui dans la buanderie pour entrer dans de longues conversations. Dimitri et moi profitons de sa présence pour obtenir plein d'information sur notre ville d'accueil. Par exemple: les collègues nous conseillent un super marché: groooooosse déception: c'est rempli de produits Colruyt! Nous apprécions ces produits, certes, mais nous n'avons pas entrepris un si long voyage pour manger comme en Belgique! Heureusement, François nous conseille les bonnes adresses locales. Ha: du beurre de cacahuètes local, des légumes d'ici, des yaourts de Zambie, ... c'est déjà mieux! François va pour nous au marché ("parce que si vous y allez vous-même, les vagabonds vont vous déranger!"). En plus de la cuisine, François fait tout: il range, nettoie, fait les lits, la lessive, le repassage... Nous avions oublié combien c'est agréable d'avoir de l'aide à la maison!
Et ce jour de notre arrivée, nous fêtons les 3 ans de Guillaume: un anniversaire bien chamboulé mais le sourire y est! (Et vive Maman qui avait rangé les cadeaux sur le dessus d'une valise ;) )

Le lendemain de notre arrivée, nous étions debout à l'aube pour conduire Guillaume et Timothée à l'école et visiter notre nouveau lieu de travail. Nous avons pu accompagner Timothée, pour sa première rentrée des classes depuis la 2 è maternelle. En 4è primaire, il est le seul nouveau et directement intégré dans le groupe. Il est ravi! Il a un chouette monsieur et plein de copains, que demander de plus? Pour Guillaume, c'est plus compliqué: il ne veut pas quitter mes bras. Madame Tania, adorable, propose que je parte quand-même mais que Lucie reste un peu en classe avec lui pour faciliter la transition: super! Dimitri découvre son bureau, moi mes locaux de cours: l'école est immense!!! Dans un grand parc rempli d'arbres, de fleurs, de modules de jeux et espaces de sport... Et nous visitons ce qui sera notre "appartement". Drôle de mot en vérité. Les locaux l'appellent plutôt "Le manoir" et pour cause: c'est gigantesque! Un peu bizarrement conçu, c'est en fait un bâtiment de l'ancien internat qui a été transformé en maison. 4 chambres (dont deux en deux pièces), des plafonds très très hauts, des halls, paliers, couloir immense, une cour, un jardin,... nous ferons une vidéo quand ce sera prêt, ça vaut le coup!
Nous passons la matinée à rechercher une connexion internet en ville, une carte de téléphone pour Adrien, des gros bidons d'eau potable... et découvrons doucement notre nouvelle ville.
Ce que nous avons le plus entendu lors de nos 24 premières heures ici? "Bienvenue à Lubumbashi!"





jeudi 3 septembre 2020

Il était temps...

 ... de redonner vie à ce blog de voyages!
5 ans que nous avions quitté le Sénégal, la chaleur africaine, les familles choisies, les aventures, les rythmes fous des soirées,...
5 années en Belgique! Ces années nous ont offert beaucoup, repris aussi. Un nouveau trésor dans notre famille, une nouvelle maison que nous adorons, de nouveaux amis, le club de rugby, le manège, l'académie de musique, celle de dessin, les bibliothèques où nous avons passé tant d'heures chaque semaine... L'expérience extraordinaire de l'école à la maison! La douceur de vivre pour les enfants, le respect de leur rythme biologique, de leur besoin de liberté. Mais ces années ont aussi apporté des épreuves. La perte de Maman, surtout...Son sourire nous accompagne, reste en nos cœurs et illumine nos vies. Elle nous manque tant!

5 années supers mais 5 hivers durant lesquels, je l'avoue, j'ai râlé presque chaque jour sur le froid, le manque de luminosité et la déprime saisonnière. Toujours en disant: "et si on repartait en Afrique?" Cette question, je la posais aussi quand fatigués, nous regardions notre maison sens dessus dessous en nous demandant par où commencer. Aussi quand nous nous retrouvions face à un Everest de linge à plier, trier, ranger!

Et finalement, un soir sombre et humide de février, un "tag" de ma grande cousine sous une annonce Facebook: "recherche d'un AESS pour l'Ecole de Lubumbashi". Tiens tiens... nous ne sommes pas encore allés de ce côté-là! Ceci dit, avec un mari qui n'enseigne pas et 4 enfants à charge, mes chances sont minces. Néanmoins, les jours suivants, je ne pense qu'à ça: "et si...?" L'appel de l'Afrique me chatouille, me titille, me donne le sourire. J'en parle à mes collègues et même avec mes élèves. Bon, je me décide: j'envoie mon CV! Quelques mails, un questionnaire, une interview en ligne plus tard et... c'est le confinement. Comment imaginer voyage à des milliers de kilomètres alors que nous nous équipons comme des cosmonautes pour la moindre sortie? Nos espoirs s'évanouissent petit à petit mais nous parions sur l'avenir: je signe pour partir! Dimitri s'inquiète: trouvera-t-il du travail aussi facilement qu'à Kigali? Ou au contraire, devra-t-il reste à la maison comme au Sénégal? Etre père au foyer en Belgique avec 4 enfants instruits à domicile et toute une maison à tenir, c'est un vrai travail. Mais à Lubumbashi, les enfants retourneront à l'école et nous aurons de l'aide à la maison. A peine le temps d'angoisser que la proposition arrive: l'école veut engager Dimitri comme administratif! Première expatriation pour laquelle il est engagé avant même d'être sur place! La proposition de contrat arrive, nous sommes soulagés!

C'est très vite l'été, les mesures de confinement s'allègent et nous nous préparons au grand départ! Un travail dingue: réussir à emballer tout le matériel scolaire, les vêtements de chacun, des jouets, tout objet familier qui aidera les enfants à se sentir chez eux, des couvertures, oreillers, draps, notre pharmacie... dans 12 valises et 8 caisses seulement, en surveillant leur poids! Préparer le gardiennage de la maison, vendre la voiture, confier nos adorables animaux (quel déchirement de les quitter!), régler tous les "détails" administratifs, faire de nouveaux passeports, demander des visas (que de paperasse), se mettre en ordre de vaccins, aller chez le dentiste,... Tout ça pour 6 et tout en soutenant Adrien dans la préparation de son CE1D, en préparant les camps aussi, en disant au revoir à la famille et quelques amis,... pfiou!

Finalement, nous embarquons après quelques péripéties ce dimanche 30 août à 22h30. L'aéroport de Zaventem est vide, tout est fermé. La nuit dans l'avion est moins mauvaise qu'on ne le craignait. Escale à Addis Abeba: Quel dépaysement déjà! Difficile de trouver de quoi grignoter. Nous bavardons avec la maman des nouveaux copains de Guillaume: son fils ainé sera à l'école belge aussi et une institutrice de maternelle est justement assise un peu plus loin! Nous faisons donc connaissance, entre deux avions, de Madame Tania avec qui Guillaume passera son année scolaire. Adorable!
Les enfants montrent un courage et une raison impressionnants. Calme, capable de s'occuper, de se gérer, responsables, autonomes,... nos 4 enfants nous impressionnent!

Mon article est déjà trop long, je pense avoir perdu plus de la moitié de mes rares lecteurs en chemin... Je continuerai donc demain, avec un article plein de photos pour inciter les moins littéraires à ouvrir ce blog.

Merci de laisser un commentaire!

lundi 6 juillet 2015

Famille d'ailleurs



Lors de nos expatriations en Afrique, notre mode de vie change du tout au tout. Normal pour de nombreux aspects. Etonnant en revanche de nous sentir à nouveau si jeunes.

Les liens que nous créons avec nos collègues sont exceptionnels. Ils deviennent nos amis et, aucun d'entre nous n'ayant de la famille proche géographiquement, nous devenons des substituts de famille les uns pour les autres. Nous passons du temps ensemble. Pas seulement au travail ou en soirée, mais aussi en sport, journées plages, sorties ou excursions. Toutes ces occasions nous permettent de créer des liens solides et vivre des aventures ensemble ! Nos enfants se choisissent très vites des oncles et tantes dans la bande. Ils s'entendent avec tous nos amis mais plus spécialement encore avec certains d'entre eux. Nous avons la chance d'avoir des amis qui aiment les enfants et acceptent ce rôle qu'ils leur donnent. Ils discutent ensemble, jouent ensemble, prennent le temps pour eux... Quand nous sommes tous ensemble sur la plage, il m'arrive encore de paniquer : Adrien ? Ah, il joue au foot avec Aliou. Timothée ? Il saute dans les vagues avec Vanessa. Lucie ? Elle materne Tidiane (2 ans). Nos enfants, ceux des autres : tous jouent ensemble, se bagarrent parfois, prennent soin les uns des autres, comme une bande de cousins !





Les soirées sont de tous les styles. Très souvent un petit verre à la maison, en musique ou en chansons. Souvent aussi une soirée karaoké (nous avons testé la résistance au bruit des voisins de chacun... sans succès). Soirées en discothèque ou dans un bar où on peut danser, plus rares mais pleines d'ambiance. Soirées « apéro plage » ou « feu sur la plage » où, en fin de nuit, on teste la température de l'eau (tellement chaude en ce moment!). Soirée concert à Dakar : Stromae suivi de bars et discothèques de la capitale. Et, comme des adolescents, nous revenons aux petites heures, parfois même à l'appel de la prière du matin, sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller les enfants.  Les retours de soirées se font à pieds, à trois sur une moto ou à 6 dans un taxi (dormant les uns sur les autres).

Comme toute famille unie, nous passons aussi des week ends ensemble ! Cette année, nous avons eu la chance de passer le long week end de Pâques tous ensemble à Palmarin, dans le Sine Saloum. Départ un samedi matin de devant l’école, en bus « Alhamdoulila » local et réservé pour le groupe. Bus plein à craquer : nous 15 et nos maigres bagages plus une quantité incroyable de nourriture et boissons en tout genre. Arrêt sur la route pour faire le plein de liqueur de Warang, arrêt aussi car le bus s’est ensablé, arrêt pour acheter encore des cacahuètes et fruits frais, nous avons pris plus de trois heures de route pour arriver ! Eco-lodge rudimentaire, les cases en terre sont basiques mais pratiques ! Nous nous sentons seuls au bout du monde, dans ce paysage déformé par le vent incessant. Excellent week end où chacun trouve sa place, son espace, tout en participant à la vie « communautaire ». Encore un grand sentiment d’appartenir ici à une famille unie !




Finalement, ces familles créées lors de nos expatriations ne remplaceront jamais nos familles de sang mais… quel bonheur de les avoir ! Et quel déchirement de se séparer en fin d’année… Nous voilà maintenant tous éparpillés entre France, Belgique et Sénégal…

Cet article vous est dédié, nos familles d’ailleurs. Les mots sont bien peu de choses pour exprimer ce que nous avons ressenti tous ces mois, ce que nous ressentons maintenant en vous quittant.
Oncles et Tantes d’Adrien, Lucie et Timothée et nos amis, vous êtes les bienvenus chez nous en Belgique ! Babs, Amadou, Zav, Vaness’, Aurélie, Aliou, Titi, Sophie, Amandine, Maël, Kwamé, Mich, …

dimanche 5 juillet 2015

Le festival des Vieilles Pirogues

Le week end du premier mai dernier avait lieu à Saly le Festival des Vieilles Pirogues. Connaissant
quelqu'un qui connait l'un des organisateurs, nous nous y étions pris tôt pour avoir la chance de
participer à l'événement comme bénévoles. Nous avons été recrutés pour tenir... le bar du festival !

Ravis de tous les souvenirs que cela allait nous rappeler, cela nous en a créé d'autres. Dimitri en
responsable du bar et moi son assistante, nous avions aussi deux autres personnes pour nous aider.
Du samedi midi environ au dimanche 20h, nous avons géré notre bar, vendu bières, sucrés et cafés
et nous avons profité de la bonne ambiance et surtout de la musique !

 Le festival commençait le vendredi soir avec un « off » en ville. Nous y sommes allés avec Adrien
et Lucie pour écouter un concert de nos amis du groupe Wafa (https://www.facebook.com/profile.php?id=100009364861630&fref=ts) . Nous adorons vraiment leur musique et espérons qu'ils sortirons un premier album bientôt ! Adrien en a profité pour danser sur la scène...



Le samedi, seul Adrien était de sortie avec son ami Marwan. Ils ont été ravis d'écouter un nouveau concert des Wafa, sur la grande scène cette fois, et de voir le spectacle d'un magicien. Adrien était surtout ravi de « sortir comme un grand » ! Pour nous, la clôture du bar nous a permi de rentrer dormir un peu vers 4h du matin.




 Et le dimanche, j'ai ouvert le bar à 9h, après une trop courte nuit. Vers 12h, Dimitri et les enfants m'ont rejoint et c'est en famille que nous avons profité de la journée. Un œil sur les enfants, un œil sur le bar, notre journée a été bien remplie. A retenir : Adrien qui provoque un personnage « magique » d'un spectacle traditionnel diola, le Kankourang. Personnage craint de tous (sauf d'Adrien qui n'y connait rien en mythe de la région!), ce représentant de la douleur s'est mis à poursuivre Adrien à travers la plaine du festival, sous les hurlements de rire du public ! Là, Adrien a moins rigolé et a couru à toute vitesse, trouvant refuge dans les bras d'un grand garde de sécurité. Il aura retenu la leçon : on ne provoque pas les personnages traditionnels ! Timothée, lui, a été terrifié par l'événement : il a fallu qu'avec lui, je donne des pièces au Kankourang, achetant ainsi sa clémence, pour que Timothée soit un peu rassuré.






Le festival s'est terminé vers 19h. Nous avons reconduit les enfants à la maison et sommes sortis, encore. Car ce dimanche soir, un dernier concert acoustique était proposé à la terrasse d'un restaurant partenaire. Nous y avons retrouvé une bonne partie du staff du festival et avons, à nouveau, apprécié la voix et les qualités musicales de Assane, chanteur des Wafa.